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mardi janvier 23, 2018
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 Une vérité de Lapalisse. Après l’Assemblée générale élective du 30 septembre 2013, les ‘’copains’’ qui étaient soudés par une apparence trompeuse et  qui régnaient en maître dans un passé récent sur le football béninois se sont diamétralement disloqués.

En effet, avec la double déroute ( Assemblées électives des 23 et 30 septembre 2013) de la liste Renouveau du président sortant Anjorin Moucharaf au profit de son challenger Renouveau du football de l’honorable Augustin Ahouanvoèbla, des menaces avaient fusé du camp des perdants qui avaient juré rendre la vie dure aux nouveaux occupants de maison du football national. Mais, après ces élections, le calme est revenu. Un calme qui prépare la tempête. Consciemment ou inconsciemment le nouveau bureau exécutif a pris fonction le 5 octobre. Il s’est mis à la tâche d’oû l’organisation des compétitions statutaires et l’engagement de nos différents équipes nationales dans les compétitions de la Caf et de la Fifa. Les Juniors et les Séniors sont passés à la trappe dans leurs compétitions respectives. Quant aux Cadets, ils étaient à l’ultime tour des éliminatoires de leur Can lorsque une histoire de tricherie impliquant les dirigeants actuels du football s’est invitée dans le débat. Conséquence, une cinglante disqualification de nos Cadets qui s’apprêtaient à recevoir leurs homologues de la Tunisie avec à la clef, une suspension de la Fébéfoot pour deux ans de toutes compétitions à catégorie d’âge de la Caf. Or, entre temps, le bruit avait couru que l’ancien président Anjorin Moucharaf, directeur de campagne du patriarche Issa Hayatou de la Caf aurait facilité l’entrée de cette institution à son compatriote Ahouanvoèbla qui aurait des difficultés pour y accéder, Hayatou étant réticent à le recevoir puisqu’il serait le bourreau de ses ‘’amis’’. Sur ces entrefaites, certains se sont réjouis et ont parlé de réchauffement des relations entre les deux hommes. Mais, erreur, puisque les vrais actes de naissances des quatre joueurs qui ont été mis en cause seraient partis du Bénin. Après donc les enquêtes, le pot-aux-roses a été découvert. Ce seraient donc les dirigeants déçus qui auraient mis leur plan à exécution. Tout faire pour que le Bénin soit sanctionné afin que le comité exécutif en place soit dissout. Une vaste conspiration ourdie par des Béninois contre les Béninois. Du jamais vu sous d’autres cieux ! Or, dans cette histoire, aucune fédération africaine de football est loin d’être blanche comme neige. Même les dirigeants de la Caf en sont conscients. Il est vrai que le bruit courait depuis un certain temps par rapport à cette disqualification. Mais, rien n’était officiel. Et les commanditaires seraient connus. C’est justement pour cela que lors du 52e congrès ordinaire de la Fébéfoot, l’idée de nommer l’ancien président Anjorin comme président d’honneur a été rejettée en bloc par les congressistes. Mieux, son secrétaire général Quentin Didavi et lui seraient impliqués dans la mauvaise gestion des ressources financières de l’annexe de la Fébéfoot. De facto, une commission d’enquête serait mise à leurs trousses. Cérise sur le gâteau, Bruno Didavi, le frère de l’autre qui a été plébiscité président de la Jeunesse sportive de Pobè lors d’une Assemblée générale élective a été désavoué par les nouveaux locataires de la maison football qui estiment que les textes n’auraient pas été respectés dans la convocation de cette Assemblée dont la tenue doit être notifiée au comité exécutif 45 jours avant. Ce qui n’a pas été le cas. Toute chose qui aurait ameuté certains leaders d’opinion de Pobè qui auraient pris fait et cause pour leur frère et ont envoyé un lettre incendiaire au Comité exécutif pour lui dire de revoir sa position. Eu égard donc à tous faits, il est clair que la guerre entre temps froide est à présent ouverte entre ces anciens alliés qui selon toute vraisemblance sont même prêts à utiliser les moyens les plus sordides pour se faire du mal.

Des frères du même département qui se tapent sévèrement les couilles

Si le ridicule pouvait tuer. Il faut être au Bénin et plus précisément dans les départements de l’Ouémé-Plateau pour voir cette ignominie. Ce n’est jamais pas pour rien que certains analystes affirment qu’il serait difficile que le pouvoir vienne au sud. En effet, face à certaines situations, on doit  transcender nos divergences et prendre de la hauteur. Dans le cas d’espèce, c’est le Bénin qui est concerné et non la personne de l’honorable Augustin Ahouanvoèbla. Mais diantre ! Aller jusqu’à comploter contre son propre pays, il faut être un Béninois pour le faire. Ce faisant, c’est la carrière de ces mômes qui est brisée. Et ce choc psychologique restera gravé dans leur mémoire. Et c’est dommage que ce soient des fils d’une même localité qui s’offrent en spectacle devant la communauté internationale. En effet, à y voir de prêt, les différents protagonistes sont tous originaires de l’Ouémé-Plateau. Primo, ils n’ont pas pu faire bloc ensemble pour prendre la fébéfoot puisqu’il sont majoritaires et deuzio, ils sacrifient l’intérêt de notre partie commune. C’est dommage ! Mais, ce qui est évident, l’oiseau qui appelle la pluie sera le premier à être mouillé. Et mieux, qui tue par l’épée, périra par l’épée. A bon entendeur, salut ! 

 

 

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