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vendredi octobre 19, 2018
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Une troisième couronne consécutive. L’objectif est clair. Minimal. Sur le trône de France depuis deux saisons, le PSG repart en conquête.

Avec Reims comme premier bastion à assujettir ce vendredi à l’occasion de l’ouverture de l’exercice 2014-2015. Dans la peau d’un roi incontestable. Au sortir d’une mini-tournée promotionnelle en Asie, ponctuée d’un succès facile lors du Trophée des champions contre Guingamp (2-0), Paris apparaît déjà intouchable. La France plus que jamais un territoire trop étriqué. Sans adversaire à sa taille.

Même Monaco, avec le départ de son stratège, James Rodriguez, pour 80 millions d’euros au Real Madrid, ne semble pas en mesure aujourd’hui de contester sa suprématie nationale. «Monaco, Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Lille, Bordeaux donneront des difficultés ponctuellement à Paris. Mais sur la longueur, ce sera l’équipe dominante, a confié Élie Baup, ancien entraîneur de l’OM, au Figaro. Encore une fois, c’est le favori du championnat.»

Un favori qui, contrairement aux années précédentes, n’a pas vécu un été mouvementé. L’entraîneur, Laurent Blanc, est toujours en place. Avec un contrat, renouvelé en fin de saison dernière, courant jusqu’en 2016. L’ossature de l’effectif est restée la même malgré les nombreuses rumeurs de départs concernant notamment Edinson Cavani et Marquinhos. Surtout, fair-play financier oblige, le club de la capitale n’a pas été l’un des principaux animateurs du mercato en Europe. Seuls le latéral droit ivoirien de Toulouse, Serge Aurier, auteur de 6 buts et 6 passes décisives la saison dernière en Ligue 1, est arrivé pour compenser le départ de Christophe Jallet à Lyon, tandis que le défenseur brésilien David Luiz, recruté avant la Coupe du monde pour 50 millions d’euros à Chelsea et présenté à la presse ce jeudi, a pris la place, poste pour poste, d’Alex, parti libre au Milan AC.

Peaufiner les automatismes 

De simples retouches. Avec des joueurs plus jeunes et à plus fort potentiel. «L’une des plus grandes forces du PSG d’aujourd’hui, c’est cette stabilité de l’effectif, reconnaît Éric Roy, consultant pour beIN Sports. L’an passé, Paris a gagné en qualité de jeu justement parce que cela faisait un an que les joueurs évoluaient ensemble. Là, ils vont encore progresser dans leur manière de jouer, ils vont peaufiner les automatismes et leur entente sur le terrain. Et ceux qui sont arrivés vont amener une valeur ajoutée.»

De ce point de vue-là, Monaco, présenté comme le plus sérieux concurrent des Parisiens, ne peut pas rivaliser. «Les Monégasques ont un temps de retard par rapport au PSG qui a une, voire deux, saisons d’avance en termes de recrutement, de certitudes et de stabilité d’effectif», note Roy.

Dès lors, que peut donc craindre ce PSG tout puissant? «Quand on est spectateur, on n’a pas forcément envie de voir des matchs où on connaît d’avance le résultat final, admet l’ancien coach de Nice. Mais aujourd’hui, le principal adversaire du PSG, c’est le PSG lui-même. Ce n’est jamais simple de sans cesse se remettre en question. Surtout sur des matchs de L1 où, inconsciemment, tu sais que tu es supérieur.» «Il faut toujours avoir faim, toujours avoir soif. Il faut que tous ces joueurs conservent la même envie. C’est dur quand il n’y a pas trop de changements, renchérit Baup. Quand les résultats perdurent, on perd un peu de cet appétit.»

Sauf que la saison dernière, Ibrahimovic et consorts ont montré qu’ils n’étaient nullement rassasiés. Faisant le job à chaque déplacement, sans le moindre relâchement. Écrasant toute velléité de rébellion en battant tous les records (89 points récoltés, 27 victoires). «C’est pour cette raison que le PSG recrute des joueurs de top niveau, habitués à jouer les compétitions internationales, souligne Baup. Ils savent qu’il y a une remise en cause après chaque match, après chaque saison. Pour réussir, il faut redémarrer comme si on n’avait remettre en question. Surtout sur des matchs de L1 où, inconsciemment, tu sais que tu es supérieur.» «Il faut toujours avoir faim, toujours avoir soif. Il faut que tous ces joueurs conservent la même envie. C’est dur quand il n’y a pas trop de changements, renchérit Baup. Quand les résultats perdurent, on perd un peu de cet appétit.»

Sauf que la saison dernière, Ibrahimovic et consorts ont montré qu’ils n’étaient nullement rassasiés. Faisant le job à chaque déplacement, sans le moindre relâchement. Écrasant toute velléité de rébellion en battant tous les records (89 points récoltés, 27 victoires). «C’est pour cette raison que le PSG recrute des joueurs de top niveau, habitués à jouer les compétitions internationales, souligne Baup. Ils savent qu’il y a une remise en cause après chaque match, après chaque saison. Pour réussir, il faut redémarrer comme si on n’avait jamais rien gagné. Avec des joueurs moyens, il y a souvent du relâchement.»

Reste qu’un retard à l’allumage n’est pas à exclure avec un effectif amputé lors de la reprise de l’entraînement début juillet de onze mondialistes. Les Brésiliens Thiago Silva, David Luiz et Maxwell, sans oublier l’Argentin Ezequiel Lavezzi, n’ont ainsi fait leur apparition au Camp des Loges que mardi. Un doute subsiste également sur l’état psychologique des membres de la Seleçao, humiliés par l’Allemagne (7-1 en demi-finales) lors du Mondial, même si David Luiz a assuré jeudi que «la fin de la Coupe du monde a été digérée».

Le parcours en Ligue des champions pourrait également avoir des répercussions. «Ne vont-ils pas y laisser beaucoup d’influx nerveux, y laisser des plumes, en essayant de continuer à progresser dans cette compétition?, s’interroge Roy. On ne sait jamais. Il peut y avoir une usure, une mauvaise période et ce sera aux autres équipes d’en profiter.» Sous peine de vivre une nouvelle Ligue 1 à deux vitesses. Le PSG face au reste de la France…

Vincent Duchesne ( lefigaro.fr )

 

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