Santé
lundi décembre 17, 2018
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L'ONG britannique "Save the Children" estime que le taux d'infection à l'heure au virus Ebola exerce une pression accrue

sur les services de santé. L'organisation estime que 765 nouveaux cas d'Ebola ont été signalés dans le pays la semaine dernière, alors qu'il ne dispose que de 327 lits d'hôpitaux.
Experts et décideurs politiques doivent se réunir sous peu à Londres pour discuter d'une réponse globale à la crise.
Il s'agit de la pire épidémie d'Ebola depuis que le virus a été découvert, dans les années 1970 et 3338 personnes ont été tuées à ce jour, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.
7178 cas d'Ebola ont été enregistrés à ce jour et la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée sont les pays les plus affectés.
«Massivement non déclarée»
Save the Children affirme qu'Ebola se répand à travers la Sierra Leone à un "taux terrifiant", avec un doublement du nombre de cas d'une semaine à l'autre.
L'ampleur de la maladie est également "massivement non déclarée", selon l'organisation, car "un nombre incalculable d'enfants meurent de façon anonyme à la maison ou dans les rues".
Plus tôt ce mois-ci, la Grande-Bretagne avait déclaré qu'elle construirait des infrastructures pour accueillir 700 nouveaux lits en Sierra Leone, mais la première de ces réalisations ne devrait pas être achevée avant plusieurs semaines.
Mais Save the Children a déclaré qu'à moins que la communauté internationale n'intensifie radicalement sa réponse, les malades continueraient de mourir à la maison, risquant d'infecter leur famille et les communautés locales.
"Nous sommes confrontés à la perspective effrayante d'une épidémie qui se répand comme une traînée de poudre à travers la Sierra Leone, avec un doublement du nombre de nouveaux cas toutes les trois semaines", a déclaré Rob MacGillivray, directeur de campagne de l'organisme en Sierra Leone.
L'OMS  a déclaré mercredi que des essais d'innocuité pour deux vaccins expérimentaux sont en cours au Royaume-Uni et aux États-Unis et seront étendus à 10 sites en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord, au cours des prochaines semaines.
Selon l'organisation, une utilisation à petite échelle des vaccins expérimentaux en Afrique de l'Ouest est prévue au début de l'année prochaine.
La Conférence des donateurs, qui s'ouvre aujourd'hui à Londres, est organisée par les gouvernements du Royaume-Uni et de Sierra Leone. Son ordre du jour principal est de discuter de ce que la communauté internationale peut faire pour apporter une réponse internationale efficace à l'épidémie.
Elle sera présidée par le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Philip Hammond, qui a dit qu'il espérait qu'elle contribue à "élever davantage le niveau de prise de conscience des affres de la maladie et des actions nécessaires pour la contenir, encourager des engagements ambitieux et montrer notre solidarité avec la Sierra Leone et le reste de la région."



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