Santé
mercredi juillet 18, 2018
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Douleur au niveau du front, des tempes, de la nuque... Est-ce-une migraine, un simple mal de tête ou une céphalée de tension ? Découvrez quels sont les symptômes, des conseils pour soulager rapidement les maux de tête, ainsi que de nombreuses astuces pratiques.

Mal de tête : qu’est-ce que c’est ?
Les maux de tête (céphalées) sont des douleurs très courantes ressenties au niveau de la boîte crânienne.
Il existe plusieurs types de maux de tête, dont la très grande majorité se présentent sous les syndromes suivants :
•    Les céphalées de tension, qui englobent aussi les céphalées chroniques quotidiennes.
•    Les migraines.
•    L’algie vasculaire de la face (céphalée de Horton).
La céphalée de tension, de loin le mal de tête le plus fréquent, est ressentie comme une tension locale au niveau de la boîte crânienne et est souvent reliée au stress ou à l’anxiété, au manque de sommeil, à la faim ou à l’abus d’alcool.
Selon la Société Internationale des Céphalées (International Headache Society), il existe trois types de céphalées de tension :
•    les épisodes de céphalées non fréquents : moins de 12 épisodes par année, chaque épisode pouvant durer de 30 minutes jusqu’à 7 jours
•    les épisodes fréquents : 1 à 14 épisodes en moyenne par mois, chaque épisode pouvant durer de 30 minutes jusqu’à 7 jours
•    les céphalées chroniques quotidiennes : ressenties au moins 15 jours par mois, durant au moins 3 mois. Le mal de tête peut durer plusieurs heures, souvent de façon continue.
Migraine ou céphalée de tension ?
La migraine est une forme particulière de mal de tête. Elle se manifeste par des crises d’intensité allant de légère jusqu’à des douleurs très intenses, qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours. Une crise de migraine commence souvent par une douleur ressentie d’un seul côté de la tête ou localisée près d’un œil. La douleur est souvent perçue comme des pulsations dans la boîte crânienne, et elle est aggravée par la lumière et le bruit (et parfois les odeurs). La migraine peut aussi s’accompagner de nausées et de vomissements.
Les causes exactes de la migraine sont encore mal connues. Certains facteurs, tels que les changements hormonaux ou certains aliments sont identifiés comme des déclencheurs. Les femmes sont 3 fois plus touchées par la migraine que les hommes.
L’algie vasculaire de la face (la céphalée de Horton) se caractérise par des maux de tête fréquents, brefs mais extrêmement intenses se produisant surtout la nuit. Les douleurs sont ressenties autour d’un œil puis s’étendent dans le visage, mais toujours de façon unilatérale et toujours du même côté. Les épisodes peuvent durer de 30 minutes à 3 heures, plusieurs fois par jour, durant quelques semaines à plusieurs mois. Ce type de mal de tête est plus fréquent chez les hommes et heureusement rare.
Attention. Il existe de multiples autres causes à un mal de tête, certaines peuvent être le signe d’une maladie sérieuse. Un médecin devrait être consulté en cas de mal de tête soudain et intense.
Prévalence
Dans les pays industrialisés, les céphalées de tension affecteraient environ 2 hommes adultes sur 3 et plus de 80% des femmes. De façon générale, jusqu’à 1 adulte sur 20 souffrirait de céphalée chaque jour*.
Les algies vasculaires de la face affectent les personnes de 20 ans ou plus et touchent moins d’un adulte sur 1000.
Migraine ou céphalée de tension ?
Près d’une personne sur 2 âgée entre 18 et 65 ans déclare être sujette à des maux de tête1. Néanmoins peu de personnes savent différencier une migraine d’une céphalée de tension. Zoom sur ces maux qui compliquent la vie.

Le mal de tête, appelé céphalée, correspond à une douleur ressentie dans la région crânienne.

Il existe plus d’une centaine de maux de tête différents. On distingue néanmoins 2 catégories : les céphalées primaires, c’est-à-dire celles qui ne sont pas le symptôme d’une autre pathologie, et les céphalées secondaires. La migraine et la céphalée de tension sont des céphalées primaires.
Plusieurs critères permettent de définir s’il s’agit d’un mal de tête ordinaire, appelé céphalée de tension car elles englobent les céphalées chroniques quotidiennes ou s’il s’agit au contraire d’une crise migraineuse.
Ces critères sont :
•    Le mal de tête est-il arrivé brutalement ou progressivement ?
•    La douleur est-elle localisée ou touche-t-elle toute la tête ?
•    Est-ce seulement une gêne ou une douleur intense qui empêche de pratiquer les activités habituelles ?
•    La douleur est-elle pulsatile, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une douleur « battante » ou est-elle continue ?
•    Depuis combien de temps dure le mal de tête ?
Signes précurseurs
Une migraine est un mal de tête qui survient sans signe précurseur sauf dans certains cas où elle est précédée d’une aura. L’aura est un phénomène neurologique qui peut se manifester de différentes façons. Durant les 5 à 60 minutes précédant la migraine, la personne peut ressentir les effets suivants :
•    Des effets visuels comme des éclairs, des lignes de couleurs, un dédoublement de la vue
•    Une perte de vision d’un œil ou des deux
•    Des engourdissements
•    Des difficultés d’élocution.
 
Symptômes d'une migraine
Une migraine peut durer de quelques heures à plusieurs jours. Elle commence par une douleur lancinante ou pulsatile (sensation de « cœur qui bat dans la tête » ou de « coups de marteau ») localisée d’un côté de la tête. Cette douleur est d’intensité modérée ou sévère et s’amplifie lorsqu’on exerce des activités habituelles. La migraine est souvent accompagnée de nausées ou de vomissements et d’une intolérance à la lumière ou au bruit.
 
Eléments déclencheurs
On ignore encore les mécanismes précis de la migraine en revanche on connaît certains éléments déclencheurs. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine d’une migraine, c’est pourquoi les personnes qui y sont sujettes doivent analyser les périodes qui précédent leur crise pour déterminer les éléments déclencheurs de celle-ci.
Ces éléments déclencheurs peuvent être d’ordre :
•    personnel comme le stress, la faim, la fatigue, etc.
•    environnemental comme une modification de la pression atmosphérique ou l’apparition d’une odeur particulière et inhabituelle par exemple.
•    alimentaire à cause notamment d’une surconsommation d’alcool ou de caféine, ou la consommation de certain aliment (le chocolat, le yogourt ou l’aspartame sont ceux les plus cités par les personnes souffrant de migraine).
Les céphalées de tension sont les maux de tête les plus fréquents. Dans des pays comme la France ou le Canada, ils toucheraient en moyenne 2 hommes adultes sur 3 et plus de 80% des femmes1.
Symptômes
Elles sont appelées céphalées de tension car elles s’accompagnent d’une sensation de tension au niveau de la tête.
Les céphalées de tension sont reconnaissables par :
•    Une douleur continue modérée qui touche les 2 côtés du crâne. On parle d’une douleur « en casque »
•    Le fait qu'elles ne présentent pas de symptômes de nausées ni de vomissements
•    Le fait qu'elles ne présentent pas d’aggravation du mal de tête lorsqu’on exerce une activité physique habituelle
•    Aggravation par le stress et, au contraire, amélioration en période de détente
•    La concentration est difficile, sensation de tête lourde
•    Les muscles du cou sont tendus et/ou contractés.
 
Eléments déclencheurs
Une céphalée de tension correspond au mal de tête « classique ». Les éléments responsables de ces maux de tête sont nombreux. Parmi les plus courants on peut citer le stress, la faim, la fatigue, la prise de médicaments, les périodes du cycle menstruel féminin…
Dans la plupart des cas, les maux de tête sont bénins et disparaissent en peu de temps.
Appelez les secours dans les cas suivants :
- Le mal de tête est soudain, violent et s’accompagne de paralysie, d’une sensation de faiblesse ou d’une confusion. Il peut s’agir d’un accident vasculaire cérébral.
- La douleur est insupportable et inhabituelle. Il peut s’agir d’une hémorragie méningée.
- Le mal de tête s’accompagne d’une raideur de la nuque, d’un état fiévreux et de vomissements. Il peut s’agir d’une méningite.
- La douleur est intense et est accompagnée de douleurs oculaires, attention il peut s’agir d’un glaucome aigu.

Consulter votre médecin dans les cas suivants :
- Les maux de tête se font de plus en plus fréquents et/ou douloureux au fil des semaines.
- La douleur est inhabituelle, plus importante et/ou plus durable qu’habituellement.
- Aucun traitement ne permet de soulager ces maux de tête.
A l'apparition du mal de tête, se mettre au calme et allongé dans le noir est une bonne solution pour soulager la douleur. Si le mal de tête n’est pas soulagé, la prise d’antalgiques peut s’avérer efficace. Attention, la prise d’un antidouleur pendant plus de 10 à 15 jours par mois doit faire l’objet d’une consultation chez le médecin.
S’il s’agit de migraines, la prise de médicaments doit se faire sous l’avis d’un médecin.
 
Approches complémentaires
Pour soulager les migraines et les céphalées de tension
Le biofeedback est une discipline qui étudie les interactions « corps-esprit » c’est-à-dire à la façon dont les émotions et les pensées touchent l’organisme et comment la modulation des fonctions du corps (notamment le rythme cardiaque) peut influencer d’autres fonctions comme la pression sanguine par exemple et divers comportements.
Le biofeedback permet de redonner au patient le contrôle de son propre corps ce qui permettrait de prévenir ou de traiter de nombreux maux et notamment les maux de tête.
Des études1 montrent des améliorations après 5 ans pour 91% des patients souffrant de migraines.
L’acupuncture serait efficace dans le traitement de la migraine selon une étude publiée en 20092. Elle peut être utilisée en unique traitement ou venir en complément d’un traitement médicamenteux. Elle serait aussi efficace contre les maux de tête selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)3.
Médicaments en prévention
Les médicaments dits « prophylactiques » ne guérissent pas la migraine mais ils ont pour but de diminuer l’intensité et la fréquence des crises. Ils constituent un traitement de fond et doivent généralement être pris chaque jour. L’effet préventif peut prendre de 2 à 3 mois avant de se manifester.
Ces médicaments ne sont habituellement prescrits qu’aux gens qui souffrent de migraines de façon fréquente (3 crises ou plus par mois) et dont les activités sont suffisamment perturbées pour justifier une médication. Mais il n’y a pas vraiment de règle établie : l’instauration du traitement se discute au cas par cas avec le médecin. Il faut savoir que certains médicaments ont des effets indésirables et que leur efficacité à long terme n’est pas garantie. Toutefois, pour les personnes souffrant de migraines graves et fréquentes, les médicaments prophylactiques peuvent être une bénédiction.
Les médicaments les plus couramment prescrits sont les suivants :
•    Les bêtabloquants, par exemple, le propranolol (Inderal®) et le timolol (Timol®). En dehors des migraines, ces médicaments sont couramment utilisés pour traiter l’hypertension et les troubles cardiovasculaires. D’autres anti-hypertenseurs, comme le lisinopril (Zestril), peuvent aussi être efficaces. (cf Mayo);
•    Les inhibiteurs calciques, en particulier la flunarizine;
•    Les anticonvulsivants (comme le valproate, le topiramate, la gabapentine), qui peuvent toutefois engendrer d’importants effets indésirables à forte dose (nausées, vomissements, diarrhée...);
•    Les antidépresseurs tricycliques à faible dose (amitriptyline). D’autres antidépresseurs, comme la venlaflaxine (Effexor), sont aussi utilisés. (cf Mayo);
•    La vitamine B2 (riboflavine) pour combler certains manques des cellules cérébrales chez les personnes souffrant de migraines fréquentes;

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