Politique
vendredi octobre 19, 2018
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L’honorable Ahouanvoébla  et le PRD s’engagent pour l’exercice du pouvoir d’état au soir du 06 avril 2016

 

Dans la fièvre politique de fin de mandat de l’actuel locataire du palais de la Marina, beaucoup s’interrogent sur la position du PRD et/ou de son candidat pour les présidentielles de 2016. L’honorable Augustin Ahouanvoébla, président du Comité d’organisation de la  5ème université de vacances du PRD «  Avrankou 2014 », a, dans son allocution de bienvenue apporté des éléments de réponse. On retient entre autres, que son parti, le PRD exercera le pouvoir d’Etat dès le prochain quinquennat qui débute le 06 avril 2016. Il l’a martelé à plusieurs reprises. Tout en soutenant cet engagement, Me Adrien Houngbédji a souligné aux formations politiques amis invitées que ce exercice du pouvoir d’Etat se fera avec eux, grâce eux.

 Mais toujours dans cette projection vers 2016, et faisant allusion à l’après nous, c’est nous, l’honorable a fait savoir à qui de droit : «  Après eux ? », « c’est sans eux ! » ;  « Après vous, c’est sans vous ! »

 

Extraits de l’allocution de bienvenue de l’honorable Augustin Ahouanvoébla.

 « … Des individualités, des adversaires à la limite des ennemis du Parti du Renouveau Démocratique en quête de popularité et sans boussole, ne cessent de prédire le déluge pour le PRD et pour son Président.  Mais je vous rassure ici et maintenant, chers militants chers membres de la famille PRD, chers ressortissants des localités fiefs du PRD toutes tendances confondues, l’heure de la vérité va bientôt sonner : Le 06 avril 2016, le PRD va exercer de façon incontestable le pouvoir d’Etat en République du Bénin. Je répète monsieur le Président et chers militants, au soir du 06 avril 2016, le PRD exerce le pouvoir d’Etat. J’implore l’Eternel Tout-Puissant de nous accorder toute sa grâce, d’accorder à tous les citoyens de ce pays pour voir réaliser notre destin. Ce n’est pas un hasard que nous nous retrouvons ici sur les terres d’Avrankou. On ne peut y être sans évoquer le dur combat Atchoukpa

Monsieur le Président,  Mesdames et messieurs, le mémorable combat d’Atchoukpa a vécu. A Atchoukpa aujourd’hui, commence un nouveau combat, le combat pour la consolidation de la démocratie et de l’état de droit, le combat pour l’organisation  régulière et dans la transparence des différentes élections qui concourent au renouvellement de la classe politique de notre pays.   Au PRD, les cadres que vous êtes, participants de ce jour à l’Université de vacances «  U.V Avrankou 2014 » avez déjà préparé les armes pour ce dur combat démocratique. Pour cause, le PRD, plus haut, plus fort et bien plus grand a choisi comme thème de cet important meeting : Le code électoral et les prochaines élections au Bénin.  Le PRD en tant que formation politique, au-delà de son audience électorale restée intacte depuis près de 25 ans, malgré les prédilections des oiseaux de mauvaises augures, de certaines formations politiques, alliés ou  adversaires, a toujours joué sa partition. Certains pensent qu’il faut toujours que le PRD continue de porter à lui seul le lourd fardeau de la démocratie en s’installant confortablement et  de manière permanente dans l’opposition. Pendant qu’ils s’étouffent, s’essoufflent et vont à la rivière mouvancière, les cadres de ces formations politiques se transforment en donneur de leçons aux cadres et militants du PRD alors qu’à chaque occasion, ils sont prêts à vendre  leurs âmes pour des prébendes.   Le PRD ne sait pas vendre son âme. Je le répète une fois encore, le 06 avril 2016, le PRD exercera le pouvoir d’Etat….Ces jours-ci, il  est aisé de le confirmer : l’opposition telle que nous l’incarnons, intelligente, disciplinée et efficace, est forte et utile quand elle s’adresse non seulement à nos militants mais aussi et surtout à l’Etat, à la République, à la Nation comme notre leader l’a fait le dimanche 21 septembre 2014.

Nous l’avions dit il y a quelques mois, notre peuple est un peuple noble et mûr qui, dans les circonstances difficiles, sans franchir le Rubicon ne baisse pas les bras, bien que tiraillé par un doute existentiel. Les travaux de notre cinquième université de vacances doivent permettre de chasser ce doute et nous nous y emploierons. Nous continuerons et de plus forte belle manière à utiliser les moyens légaux pour renforcer le combat politique, pour crédibiliser davantage notre démocratie. Le peuple nous attend. Et c’est avec ce peuple, Monsieur le Président, mesdames et messieurs, que le PRD va gérer le pouvoir d’Etat au soir du 06 avril 20016.

 

 

 « ... Si les pyromanes ne se lassent par d’allumer des foyers, pourquoi les porteurs d’eau se lasseraient ils de les éteindre ?» dixit Me Adrien Houngbédji

 

La cérémonie d’ouverture de la 5ème université de vacances du PRD «  Avrankou 2014 » tenue ce week-end au Ceg d’Atchoukpa dans la commune d’Avrankou a été fortement marquée par le discours de Me Adrien Houngbédji, président du PRD. A voir la teneur de ce discours, il est aisé de constater que Me Adrien Houngbédji est resté sur la même lancée vis-à-vis du pouvoir et de l’organisation des élections. Voici un extrait de son texte qui en dit long.

 

« …Comme vous le savez, la crise que vous avez dénoncée l’an dernier, se poursuit et les artifices imaginés pour la masquer brouillent les repères, et contribuent à endormir nos concitoyens. Nous sommes des veilleurs ; nous avons sonné le tocsin. Nos concitoyens ne dorment plus désormais que d’un œil. L’incertitude qui pèse sur les élections est aujourd’hui la préoccupation de tous les Béninois. Des mesures d’apaisement qui arrivent tard, mais qui vont dans la bonne direction, ont été annoncées ces derniers jours. Comme tous nos compatriotes, nous continuons de nous interroger. Nous savons maintenant que les élections ne se tiendront pas cette année ; le gouvernement s’était gardé de nous le dire. Nous ne savons pas encore à quelle date de 2015, elles se tiendront. Notre inquiétude n’en est que plus forte, car nous n’avons plus confiance. 

Voilà ce qui nous porte et nous engage ; mais voilà aussi, hélas, ce qui nous rend inaudibles voire infréquentables dans un environnement où la démocratie tend à devenir un simple slogan, un paravent, un cache misère ; dans un environnement où chacun ne voit midi qu’à sa propre porte ; dans un environnement où l’âpreté au gain et la corruption ont pris une ampleur sans précédent. Notre université de vacances, celle-ci comme les quatre éditions précédentes, a pour ambition de rappeler les repères, de faire le point des avancées ou des reculs, et d’esquisser des propositions pour un Bénin meilleur. Ce qui se joue sous nos yeux depuis 2006, n’est rien d’autre que la liquidation planifiée de notre démocratie.

Depuis les élections locales chaotiques de 2008, jusqu’au report sans fin des élections municipales auquel ou nous assistons, en passant par le KO ignominieux de 2011, le Bénin est comme pris dans un piège.

Aucune élection organisée à bonne date ! Aucune élection sans remous préjudiciable à la paix ! Les conseils communaux jouent les prolongations depuis un an et demi, sans que nous ayons aucune idée de l’heure des « tirs au but ».

La LEPI, censée garantir un processus électoral transparent en 2011, est introuvable, érigée en un gigantesque instrument de fraude. Et lorsque des patriotes de tous bords, au premier rang desquels le PRD, décident de l’exhumer, de l’améliorer à défaut de la refaire entièrement, le pouvoir multiplie sur leur chemin, des obstacles qui apparaissent clairement aujourd’hui, comme une volonté d’entraver la tenue des élections. Je veux saluer ici les députés, toutes tendances confondues, pour avoir abouti à un consensus sur la correction et la mise à jour de la LEPI.

Je veux également les saluer pour le vote, également par consensus, du nouveau Code Electoral. Ce nouveau code n’est certes pas parfait, mais il contient des innovations majeures qui réduisent considérablement les possibilités de fraude. Ce témoignage de reconnaissance exprimé, je voudrais déplorer que la proposition de loi déposée par notre groupe parlementaire, pour une liste électorale informatisée ad ’hoc en vue d’organiser à bonne date les élections locales, n’ait pas connu un meilleur suivi à l’Assemblée Nationale. Même si elle courait le risque d’un rejet par la Cour Constitutionnelle, je crois qu’il fallait prendre ce risque et laisser la Cour Constitutionnelle face à ses responsabilités historiques. Mais ce n’est peut-être que partie remise !

 

 MESDAMES et MESSIEURS, CHERS CAMMARADES.

 

 C’est le nouveau Code Electoral, avec ses innovations et ses imperfections que votre UNIVERSITE de VACANCES se prépare à découvrir, à étudier, à analyser, à critiquer aussi, tant il est vrai que la perfection n’est pas de ce monde.

Je suis persuadé que vous le ferez avec le sérieux qui caractérise vos assises. Au lendemain du funeste KO de 2011, nous avions convaincu nos concitoyens de taire leur rancœur et de faire le choix de l’avenir, de donner à notre pays les chances de se doter d’un outil qui honore la démocratie et qui ouvre la voie à un Bénin uni, juste, en paix.

Le carton rouge argumenté que nous avons brandi en septembre dernier contre le projet de révision de la Constitution, a été dissuasif pour le courant révisionniste et nous nous en réjouissons, même si nous avons dû subir les foudres du pouvoir. Il est possible que nous subissons encore ces même foudres dans les jours à venir, dans les semaines à venir, par les méthodes habituelles, ou par d’autres. N’ayons pas peur, dès lors que nous œuvrons pour le respect de la Constitution, pour la paix ; car c’est œuvrer pour la paix que d’exiger des élections transparentes et à bonne date.

Si les pyromanes ne se lassent par d’allumer des foyers, pourquoi les porteurs d’eau se lasseraient ils de les éteindre ?  N’ayons pas peur ! Nous ne sommes pas seuls. Dans le discours d’ouverture de notre Congrès Ordinaire du 15 février 2012, j’avais pronostiqué que la période dans laquelle nous entrons serait une période test de la sincérité du régime, mais qu’elle serait aussi une période de vigilance pour les forces démocratiques.

Je remercie du fond du cœur, les Béninoises et les Béninois, la société civile, les ONG, les représentants syndicaux, les partis politiques et tous ceux qui, donnant de la voix, ont compris que ce combat est celui de tout notre peuple.

Le PRD est un atout pour la démocratie au Bénin : par votre dynamisme, par votre capacité de mobilisation, par votre résilience, par les valeurs de tolérance et de paix que vous incarnez, par l’extraordinaire dévouement de nos militants, par la somme d’intelligences et d’expériences que nous rassemblons ; par ce formidable mélange des générations qui en assure la continuité… »

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