Politique
samedi avril 21, 2018
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On avait affaire à une session atypique. Evidemment, l’enjeu était de taille puisque le seul point inscrit à l’ordre du jour

était consacré au projet de modification de la loi fondamentale du 11 décembre 1990 envoyé au Parlement par le gouvernement le 15 mars 2017 dernier. Emmanchée le vendredi 24 mars dernier, cette session devrait durer 15 jours, mais malheureusement, elle n’a duré que le temps d’un feu de paille. Des députés en on voulu qu’il en soit ainsi avec ce spectaculaire rejet de sa recevabilité entériné par un vote en plénière qui a eu lieu le mardi dernier. C’est donc au terme d’une longue et houleuse plénière que les députés ont rejeté cette patate chaude du gouvernement. A cette occasion, le numéro un du Parlement béninois, Me Adrien Houngbédji a une fois de plus fait preuve d’impartialité, de maîtrise des textes et de leur application stricte dans la conduite des travaux. En bon esthète, le patron du Parlement béninois a su conduire à terme les travaux sans qu’il y ait heurts, mise à part la bourde de madame Rosine Soglo, la doyenne d’âge qui à cette occasion a dénoncé ses collègues qu’elle a traité de corrompus. Dans un calme olympien qu’on lui connaît, le président Houngbédji a su intelligemment gérer cette ambiance qui aurait pu dégénérer sous la présidence de quelqu’un d’autre.

 

 

 

Il convient donc de retenir que c’est par 60 voix pour, 22 contre et 01 abstention, les députés de la septième législature ont rejeté le projet de révision.

 

Le « Oui » n’a pas atteint la majorité qualifiée des trois-quarts des voix comme le dispose la loi fondamentale pour que le projet soit recevable et ensuite fasse l’objet d’examen et d’amendement par les députés en vue de son éventuelle adoption.

 

Malgré l’avis favorable donné par la commission des lois, les argumentaires du ministre garde des sceaux et l’assentiment d’une bonne frange des représentants du peuple au sujet de l’examen de ce texte de loi, c’est le débat très houleux qui a suivi la présentation du rapport de la commission des lois sur la pertinence ou non du projet et sur son opportunité en ce moment qui finalement a eu raison du texte dont le processus de son examen s’arrête ainsi brutalement.

 

Notons qu’à l’annonce de cette nouvelle, les manifestants postés toute la journée sur l’esplanade de l’Assemblée scandant des slogans hostiles à la révision de la constitution ont tous jubilé.

B.A

 

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