Politique
vendredi juin 22, 2018
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A l’occasion de l’examen  et du vote du projet de loi portant ratification d’accord de prêt pour l’axe Parakou-Djougou,

le président de l’Assemblée nationale est intervenu dans le débat général suite à quelques préoccupations soulevées par ses collègues. Ce mardi 10 mars 2015. Mathurin Nago à parlé du respect des procédures de passation de marché et surtout du coût très exorbitant des prêts qui sont faits du côté des banques commerciales au détriment des banques de développement. Il a insisté sur le fait la possibilité d’endettement n’est pas une obligation d’endettement. Voici ce qu’il a dit
Francis Z. OKOYA
. « Nous nous sommes donné une Constitution, nous nous sommes donné des lois et pour ce qui nous concerne, nous devons de les respecter et nous souhaitons que les autres institutions en fassent également. Autre élément, c’est que certains collègues ont fait ressortir la transparence dans la procédure de passation des marchés, je serai bref, je ne veux pas insister là-dessus car les collègues ont suffisamment développé cet aspect. Beaucoup de choses ont été dites et apparemment il a été dénoncé certaines pratiques illégales qui sont intervenues dans la procédure de passation des marchés et beaucoup de gens sont certainement informés de cela. Un autre élément qui me paraît important et qui est revenu dans plusieurs interventions, c’est le contrôle de ces projets lors de leur mise en exécution. Les commissions parlementaires et des commissions techniques ont dans leurs attributions, la possibilité d’effectuer ces contrôles là, je suis revenu là-dessus plusieurs fois, j’ai échangé avec les présidents de ses commissions. Je pense que nous devons jouer notre rôle. Enfin, la dernière préoccupation soulevée par les collègues, c’est le coût exorbitant des prêts. Je pense que nous devons faire très attention, car j’entends souvent dire que nous sommes très en deçà du seuil d’endettement par rapport à la norme dans la zone de l’Uemoa qui est de 70% mais nous ne sommes pas obligés d’aller jusque-là. L’endettement souhaité pour le développement n’est pas quelque chose de positif. Aussi, il ne faut pas dire qu’il faut s’enrichir au maximum, ce  n’est pas la même chose que de s’endetter au maximum. Ne courons pas vers l’endettement car une institution étrangère aurait demandé qu’on s’endette au maximum. Nous devons aller doucement selon nos capacités de remboursement. Moi, je voudrais suggérer d’éviter d’aller de plus en plus vers des situations dramatiques, d’endettement excessif, il faut éviter le recours aux banques commerciales, les collègues l’ont dit suffisamment. C’est une occasion de le dire, même si nous nous trouvons en fin de mandat. Ca permettra à ceux qui viendront après nous de s’en servir, mais je souhaite vivement qu’il en soit ainsi à partir de la 7è législature et à partir de ce moment là, si les banques de développement ne sont mises à contribution et que ce soit les banques commerciales avec des coûts si exorbitants, je ne pense pas que ce soit une bonne chose en tenant compte des conséquences négatives… »

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