Politique
lundi juillet 16, 2018
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Le jeudi 11 décembre dernier, les partis mouvements et personnalités soutenant l’action du président Boni Yayi,

ont organisé une marche pour célébrer les 24 ans de la Constitution du 11 décembre 1990. C’était en parallèle à la marche de l’opposition qui réclamait la tenue des élections. Les pro-yayi se sont prononcés pendant et après leur marche. Voici ce qu’ils ont dit


Député Grégoire Akoffodji : «Tout le Bénin est déjà quadrillé par les Fcbe et c’est ça qui fait peur. Nos détracteurs n’ont encore rien vu et ils ont déjà la diarrhée»
 

Pour le député Grégoire Akoffodji, «l’action appelle la réaction». «Nous n’avons peur de personne. C’est maintenant que le plus dur va commencer pour l’opposition et ses alliés. Plus rien ne sera comme avant. Tout le Bénin est déjà quadrillé par les Fcbe et c’est ça qui fait peur. Nos détracteurs n’ont encore rien vu et ils ont déjà la diarrhée. Nous sommes déterminés, unis et mobilisés derrière notre leader Boni Yayi», a-t-il fait observer. «Depuis 1960, aucun président de la République n’a fait autant que le chef de l’Etat actuel. Son bilant est reluisant et substantiel. Les clignotants du Bénin sont au vert. On a gagné des points au niveau du Doing Business, on a gagné des points au niveau de Transparency international, on vient d’être rééligible au MCA. Les salaires ont été augmentés dans plusieurs secteurs. Pas de prisonnier politique dans le pays. Le pays est fréquentable et fréquent», a-t-il expliqué. «Les vraies raisons des agissements de l’opposition sont ailleurs. Le peuple n’est pas dupe et saura tirer le bon grain de l’ivraie», a-t-il souligné.
 
 
Pour Christophe Vignigbé, l’emploi des jeunes est au cœur de l’action publique de Boni Yayi
 
 
Le Directeur Général du Fonds National de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes (Fnpeej), Christophe Vignigbé, n’est pas allé par quatre chemins pour dire ses quatre vérités à l’opposition. «Les différents Gouvernements du Docteur Boni Yayi qui se sont succédé n’ont eu que pour objectifs l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Les multiples et multiformes réalisations infrastructurelles et socio économiques cadrent bien avec les ambitions affichés du Chef de l’Etat de faire du Bénin un havre de paix prospère pour les générations actuelles et celles à venir. Aujourd’hui, la question de l’emploi des jeunes est au cœur de l’action publique. L’opposition est en quête de popularité. Elle est lâchée par le peuple, ayant montré ses limites», a-t-il expliqué, avant d’inviter tous les jeunes à se tenir debout comme un seul homme pour accompagner le chef de l’Etat, dans la fidélité, jusqu’à la fin de son mandat.
 
 
La vérité qui donne de la trouille à l’opposition, selon l’honorable André Okounlola
 
 
C’est l’honorable André Okounlola qui a donné le top des allocutions. Pour lui, ce 11 décembre est un jour mémorable, une date historique pour le Bénin. «Le Bénin a choisi l’option de la démocratie et de l’Etat de droit. Un chemin est fait, 24 ans après. Depuis 2006, le pays est confié au Président Boni Yayi. Il avait pris le pouvoir avec plus de 75% des suffrages exprimés. En 2011, c’était un K.O.  historique. En 2016, il partira dans la paix et la sérénité, laissant derrière lui un bon héritage. Mais en 2016, c’est encore nous. D’où après nous, c’est nous. Le Président Boni Yayi va démocratiquement installer son dauphin à l’issue d’élections libres, pacifiques et crédibles. Chers militants, c’est cette vérité qui donne de la trouille à nos amis d’en face. Ils ont perdu le sommeil, s’embrouillent et paniquent. Comme des poissons dans l’eau, ils sont en perte de vitesse et cherchent par tous les moyens illégaux pour renverser, par la rue, le régime démocratique en place. Nous allons leur barrer la route», a déclaré le député André Okounlola, avant de préciser que le gouvernement a déjà mis à la disposition du Cos-Lepi plus de 11 milliards de F Cfa. «Le gouvernement a été écarté de tout. Il n’est pas membre du Cos-Lepi. C’est un dossier du Parlement», a-t-il souligné.
 
 
Rachidi Gbadamassi : «L’enfant qui refuse à sa mère de dormir ne dormira pas aussi. Le Burkina n’est pas le Bénin»
 
 
A sa suite, son collègue Rachidi Gbadamassi a pris la parole pour mettre en garde l’opposition et ses soutiens financiers, la mafia portuaire et cotonnière, contre leurs agissements de nature à remettre en cause l’ordre constitutionnel établi. «L’enfant qui refuse à sa mère de dormir ne dormira pas aussi. La marche ne s’arrêtera pas à Porto-Novo et Cotonou. Prochainement, nous serons à Parakou, Dassa, Djakotomey, Natitingou, Bembèrèkè, Allada, Lokossa, Pobè, Kétou, Adjarra, Bopa, Abomey, Zogbodomey, Zê, Kpomassè, Ouidah… L’opposition veut prendre le pouvoir par la rue, la force. Le Burkina n’est pas le Bénin. Nous allons les combattre par tous les moyens légaux sur le terrain», a-t-il mis en garde.  «Ce n’est pas le Président Boni Yayi qui a prorogé le mandat des maires. C’est l’Assemblée Nationale. Pourquoi l’opposition ne demande-t-elle pas la tête de la panthère à ceux qui ont mangé la tête au Parlement et s’attaque à Boni Yayi ?», s’est-il demandé. Comme pour dire que les forces de l’opposition sont dans un jeu flou dangereux pour la démocratie.
 
 
Frédéric Béhanzin montre la mauvaise foi de l’opposition : «Boni Yayi n’est pas seul, il a le peuple derrière lui qui le défendra»
 
 
De son côté, Frédéric Béhanzin a démontré la mauvaise foi de l’opposition. «Au Cos-Lepi, la vice présidence est assurée par le vice-président du Prd, Augustin Ahouanvoébla avec le député Charlemagne Honfo du Prd comme membre. A la Cena, le fils ainé du Président du Prd, Fredy Houngbédji, occupe le poste de Coordonnateur aux finances et aux matériels. Au Cos-Lepi, l’Union fait la Nation a deux membres. La RB est au Cos-Lepi, à la Cena et au Sap-Cena. Les élections sont gérées par l’Assemblée Nationale qui a mis du temps à mettre en place le Cos-Lepi. Le Gouvernement a joué toute sa partition en initiant même un dialogue politique que l’opposition refuse», a-t-il clarifié. «Que veut-elle réellement au juste ?», s’est-il demandé au regard de la bonne foi du Gouvernement dans le processus de correction de la Lepi et de l’organisation des élections. «Après nous, c’est vraiment nous. Que cela soit clair. Nous irons aux élections et nous allons encore les pulvériser, les battre dans les urnes. Au lieu d’aller sensibiliser leurs militants sur le terrain, l’opposition, en perte de vitesse, en mal de sensation forte et en panne d’arguments pour convaincre le peuple, parce que sans vision et sans ambitions, préfère distraire, en usant de manœuvres dilatoires pour crier à la fraude après. La communauté internationale l’observe», a laissé entendre Frédéric Béhanzin, avant d’affirmer que le Président Boni Yayi n’est pas seul, qu’il a le peuple derrière lui qui le défendra.
 
 
Président du Mozeb : «C’est la Lepi ou rien. Pas de liste alternative pour voler, comme ils en ont l’habitude»
 
 
«C’est la Lepi ou rien. Pas de liste alternative pour voler, tricher, comme ils en ont l’habitude. Nous constatons tout simplement que nos détracteurs n’ont pas encore digéré le K.O. de 2011. Nous les invitons à se préparer encore. Après nous, c’est nous», a déclaré le Président du Mozeb. La représentante des femmes a abondé dans le même sens. «Le chef de l’Etat a trop fait pour les femmes qui sont désormais autonomes. Nous voulons la paix au Bénin. Les femmes seront toujours derrière le président Boni Yayi», a-t-elle indiqué.
 
 
Les quatre vérités du Ct Amos Elègbé à l’opposition : «Après Boni Yayi, sa vision continuera en 2016»
 
 
Pour Amos Elègbé, conseiller spécial du chef de l’Etat aux affaires politiques, «ce que l’opposition fait actuellement est contraire à la loi de Dieu». «Ceux qui tentent de troubler le pays ont plus de 70 ans. Je les invite à céder la place aux jeunes, à préparer la relève. Nous irons aux prochaines élections pour gagner dans la transparence. Après Boni Yayi, sa vision continuera en 2016. Il a fait en moins de 10 ans, ce que nous n’avons pas pu faire en 25 ans. Nos amis d’en face ont honte de leur propre bilan», a-t-il fait savoir.
 
 
Eugène Azatassou exhorte l’opposition à la retenue afin de ne pas franchir la ligne rouge
 
 
C’est le coordonnateur national des Fcbe, Eugène Azatassou, qui a lu la motion des manifestants. Il a démontré la bonne foi du gouvernement à dialoguer avec l’opposition et la société civile et dénoncé le boycott de l’opposition pour le dialogue politique national. «Nous devons nous asseoir et discuter. Le gouvernement est d’accord et a tendu sa main. Mais l’opposition préfère troubler les rues. Les Fcbe réaffirment leur soutien indéfectible au Chef de l’Etat pour ses efforts pour le développement et la prospérité du Bénin. Nous demandons à notre peuple de rester serein et vigilant pour ne pas tomber dans le piège satanique des ennemis de son progrès social et économique», a souhaité Eugène Azatassou. Il n’a pas manqué d’exhorter l’opposition à la retenue afin de ne pas franchir le rubicond, la ligne rouge.
 
 
 
Le Préfet Placide Azandé reçoit les différentes déclarations et appelle à la sérénité
 
  Les différentes déclarations et motions lues ont été remises au Préfet des Départements de l’Atlantique et du Littoral. Placide Azandé a félicité les manifestants pour l’ordre et la discipline qui ont caractérisé leur manifestation. L’autorité préfectorale a promis rendre compte fidèlement à qui de droit et a invité l’ensemble des populations de ses deux départements au calme et à la retenue. «Paix, cohésion et unité nationale. Le Chef de l’Etat, depuis 2006, travaille pour renforcer la démocratie et l’Etat de droit. La paix, la sécurité et la stabilité du pays le préoccupent. J’invite donc les uns et les autres à savoir raison garder et à mettre devant les intérêts supérieurs de la Nation. Notre pays est un et indivisible. C’est dans l’amour, la tolérance et le respect des institutions de la République que nous allons le bâtir. Que Dieu bénisse notre pays et vous bénisse également», a déclaré Placide Azandé.
La marche a pris fin dans une ambiance bon enfant. Les uns et les autres ont regagné paisiblement leurs domiciles. D’autres manifestations sont en vue.

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