Politique
mercredi juillet 18, 2018
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Quatre ans environ après son arrivée à la tête du Ministère d’Etat chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,

François Abiola a fait passé le budget de son département du simple presque au double, de 27 milliards pratiquement à 55 milliards l’année dernière, et 53 milliards cette année. Et on note qu’il y a beaucoup d’innovations pour 2015 d’après les propos du ministre Abiola à la presse parlementaire après avoir planché devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale en fin de semaine dernière.
« …Les innovations concernent essentiellement les centres universitaires. Vous savez, nous avons créé 22 centres universitaires au niveau du pays pour couvrir le territoire national. Et en ce moment, si nous sommes en train de regrouper ces centres universitaires pour en faire des universités de plein exercice. Les députés ont demandé de poursuivre les efforts et qu’ils sont prêts à soutenir le ministère de l’enseignement supérieur pour aller dans cette vision là. L’autre innovation, c’est l’insertion des étudiants qui sortent de ces centres universitaires vers l’auto emploi. Et nous avons fait une expérience, disons 33 étudiants qui étaient candidats et quatorze qui sont en train d’être suivis en ce moment. Ils ont promis de voir dans quelles conditions ils pourront augmenter les ressources que nous avons demandées à ce niveau là. Les députés ont été aussi surtout préoccupés par les faux diplômes, les résultats du baccalauréat et les universités privées. Ils ont été préoccupés par les innovations, ce que nous avons fait, pour les textes que nous avons pris pour assainir cette catégorie d’enseignement dans notre pays. Vous savez, on disait qu’il y avait une centaine d’établissements privés, mais finalement, nous en n’avons 41 que nous avons reconnus au niveau de l’enseignement supérieur. Les points sur lesquels les députés m’ont demandé d’insister et je leur ai demandé d’insister eux-mêmes, c’est qu’un parent qui envoi son enfant dans un établissement privé doit prendre deux précautions essentielles. Premièrement, savoir si cet établissement est autorisé ou pas et deuxième savoir si la filière dans laquelle son enfant veut s’inscrire est autorisée. Imaginez vous, un enfant qui passe 5 ans 6 ans à étudier et qu’à la sortie ont lui dise que son diplôme n’est pas reconnu. C’est pas tolérable dans un pays. Donc, toutes ces publicités que vous voyez à la télé, il faut faire attention et le ministère de l’enseignement secondaire publie à chaque occasion les établissements privés qui sont autorisés. J’ai été heureux que les députés aient partagés cette affaire avec nous, parce que comme je l’ai dis tout à l’heure, ce n’est pas bon qu’un enfant qu’après autant d’années d’études, qu’il ne peut pas participer aux mêmes concours, aux mêmes insertions que les enfants qui ont fréquenté dans le public. …Là, on n’a pas fait de la politique. Ce n’est pas être d’accord ou ne pas être d’accord, parce que l’école est trop sérieuse. L’université ne connait ni opposant, ni mouvanciers, ni même celui qui fait abstention. L’université connait un citoyen et nous voulons mettre à la disposition de notre pays des ressources qualifiées. Les points sur lesquels les députés avaient quelques clarifications à demander, ils ont attiré l’attention du ministre sur certains aspects. Moi je suis sorti de là plus que satisfait de l’ambiance. On n’a pas fait de la politique là-bas. »
Dans son adresse à la presse parlementaire, le Ministre Abiola n’a pas occulté la question de la formation des enseignants et université de Porto-Novo. Il dira sur ces deux sujets ce qui suit : « ..Pour la formation des enseignants, il faut encore remercier l’exécutif et les députés qui autorisent que cent enseignants soient recrutés par an pour animer ces centres universitaires. Quant à l’université de Porto-Novo, nous sommes en train de faire le nécessaire pour arriver effectivement à la prise du décret créant effectivement cette université… »
Francis Z. OKOYA


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