Pensée du Jour
mercredi septembre 26, 2018
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La débacle ! Et après !?

Les résultats des différents examens sont connus, expressifs qu’ils sont de l’état de déliquescence du système éducatif de notre pays. Les Béninois n’ont pas manqué de mot, qui pour exprimer sa désolation, qui pour jeter l’anathème sur le système ou encore pour vilipender les syndicalistes jusqu’au-boutistes à souhait, sans pour autant épargner le Gouvernement. Mais faut-il continuer à pleurer sur le lait renversé ! Le mal est fait. Mais il y a des situations malheureuses qui sont porteuses de conséquences heureuses. C’est le cas de le dire. L’échec massif aux examens scolaires, le baccalauréat et le brevet d’études du fin de premier cycle de l’enseignement secondaire en l’occurrence, a ceci de positif qu’il nous rouvre les yeux sur les plaies de notre système éducatif. Manque de politique ou de vision, grèves interminables, programmes bâclés, inadéquation desdits programmes avec les réalités du marché de l’emploi, manque de formation des enseignants…Mais de tous ces maux, ce qui revient le plus aujourd’hui comme une rengaine est la situation de grèves interminables et cycliques qui ont marqué l’année scolaire écoulée. Une année scolaire sauvée in extremis. En revenant là-dessus, notre propos n’est pas de remuer le couteau dans la plaie, mais de sonner très tôt l’alerte. C’est aujourd’hui et pas demain, maintenant et pas après, car il sera trop tard, que le Gouvernement, les syndicats et toutes les autres parties concernées par la chose éducative doivent se mettre ensemble pour réfléchir aux voies et moyens par lesquels on peut mettre fin aux crises répétitives que connait le système éducatif béninois. En la matière, le Gouvernement doit garder l’initiative. Celle du dialogue constructif avec les partenaires sociaux. Une approche qui devrait permettre de remettre à plat la plateforme revendicative des syndicats, d’en discuter afin d’aboutir à un modus vivendi qui tient aussi bien des préoccupations les plus pertinentes des syndicats que des contraintes de l’Etat. Des engagements doivent être pris de part et d’autre. Avec au milieu, comme arbitre, l’Association des parents d’élèves qui a ainsi l’occasion de sortir de son rôle de médecin intervenant souvent après la mort. Le Gouvernement n’a pas le monopole de l’initiative, même si le gros de la tache lui revient. De nombreuses voix s’élèvent justement depuis la proclamation des résultats des examens pour s’étonner du silence assourdissant de ladite Association. C’est aussi l’occasion et le moment pour les Syndicalistes de provoquer le débat, de mettre la pression sur le Gouvernement. Ce serait plus productif que les envolées lyriques et les menaces des veilles de rentrée. De toutes les façons, se taire et ne rien faire maintenant serait, de la part de tous, le comportement le plus irresponsable. 

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