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dimanche janvier 21, 2018
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« … De même aussi vous, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que cela est proche, à la porte… » disent les Saintes Ecritures et cela résume assez bien ce à quoi on assiste ces dernières semaines au sein de la grande famille des Fcbe et alliés du pouvoir Yayi.

Lorsqu’il plait à l’opposition de se prononcer sur la gouvernance Yayi, , beaucoup y trouvent à raison, une certaine subjectivité, une action intéressée et motivée par la logique de «  ôte-toi que je m’y mette ». 

Mais lorsque la présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, l’honorable Hélène Aholou Kêkê, cheville ouvrière de la Lépi de 2011, déclare « …J’ai aussi l’impression que beaucoup ne comprennent pas la position que j’ai prise lors des discussions sur l’examen la proposition de loi portant modification de l’article 18 de la loi portant statut de la magistrature et qui vise à interdire le droit de grève aux Magistrats. Je me suis assez expliqué ; mais j’ai l’impression qu’on ne me comprend pas. On ne me fera jamais voter une loi qui est contraire à la Constitution. Je ne m’associerai jamais à une proposition de loi ou un projet de loi qui écrit clairement noir sur blanc, une phrase qui viole un article de la Constitution. Je peux le faire par erreur, mais jamais sciemment. Que ça vienne de la majorité parlementaire ou de la minorité parlementaire, je ne le ferai jamais…»., il y a de quoi retenir l’attention et on retient surtout dans ce dossier des Magistrats que le pouvoir en place a voulu orchestré un coup contre les textes de la République.

Lorsque l’ex-Premier ministre du gouvernement du président Boni Yayi, Pascal Irénée Koupaki, déclare que si l’on ne fait pas attention à certaines choses, le Bénin rentrera dans une transition qui durera 20 ans, que l’on n’a pas construit le Bénin mais il a été déconstruit, que le poids de la politique dans les affectations au sein de l’administration publique pèse lourd et que pour libérer cette administration de ce poids politique, il faut, créer les conditions d’accès à certains postes, il y a de quoi s’interroger sur la gestion Yayi.

Lorsque la 2ème personnalité de l’Etat, l’allié politique et législatif du pouvoir du changement-refondation, le Président de l’Assemblée déclare : « … On a estimé le coût de la réalisation de la bretelle de Bopa à 1,5 milliard de FCFA et le gouvernement a sollicité 4.5 milliards. Je dis qu'à cela ne tienne! Les fonds ont été débloqués mais la bretelle n'a jamais été réalisée… Nous  pensions que nous sommes tous membres de la majorité présidentielle,  que nous agissions avec sincérité. Nous avons vécu cela jusqu'en 2011…Et nous avons constaté que les choses se sont même aggravées au cours de la sixième législature. 

On nous a reproché de n'avoir pas tout fait pour faire prospérer la proposition de loi visant la suppression du droit de grève aux magistrats. Pour des affaires aussi délicates, on ne peut pas me demander d'arranger puisque j'ai dit que nous travaillons dans la légalité… Parce que je pourrais être un obstacle à un plan qui se tramerait savamment, on a décidé de s'occuper de moi, et on s'en occupe très bien…  », il n’y plus de doute, il y a un mercenariat politico-local sous Yayi qui œuvre contre la démocratie. Et ce n’est pas les députés Nicaise Fagnon, Candide Azannaï qui le démentiront.

Ainsi quand les constructeurs du Titanic "Changement-Refondation" parlent, le naufrage n’est pas loin et il y a de quoi s’inquiéter pour la République. Car on sait que le schéma du K.O dès le 1er tour en 2011, a été renforcé et affiné (entre autres) dès lors que la menace de traduire le premier magistrat devant la Haute Cour de Justice a été brandie et prise au sérieux. Face à ces troublantes révélations qui vont s’intensifier à coup sûr les jours et semaines à venir, que va faire le " Grand" ? Jouer son va-tout pour se mettre à l’abri ? Oui mais lequel ?

Francis Z. OKOYA 

 

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