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dimanche octobre 21, 2018
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Bénin : Les magistrats marchent sur le Parlement jeudi

L’Union nationales des magistrats du Bénin (Unamab) en a marre.

Ses membres marchent sur l’Assemblée Nationale du Bénin jeudi 10 juillet prochain. Cette marche soutenue par les organisations syndicales que sont : les Centrales et Confédérations syndicales, la FESYNTRA-Finances, le COSYNAP, le SYNAGOJUB, le SYNTRAJAB et le SYNTRA-Justice, vise selon le Président Michel Adjaka et les siens, à aider les Honorables députés à respecter les libertés acquises de hautes luttes. Depuis quelques semaines, une proposition de loi visant à ôter aux magistrats le droit d’aller en grève a été introduite à l’Assemblée Nationale pour étude en procédure d’urgence. 45 députés ont apposé leur signature au bas de cette proposition de loi qui modifie l’article 18 de la loi 2001-35 en date 11 février 2003 relative au statut de la magistrature. L’article 18 nouveau que proposent les signataires de la proposition de loi contestées par les magistrats est libellé ainsi qu’il suit :  « Les fonctions judiciaires sont incompatibles avec tout mandat électoral ou politique. Toute délibération politique est interdite au corps judiciaire. Les magistrats sont inéligibles aux assemblées politiques. Les magistrats, même en position de détachement, n’ont pas le droit d’adhérer à un parti politique. Toute manifestation d’hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions. Les magistrats ne peuvent se constituer en syndicat, ni exercer le droit de grève. Il leur est interdit d’entreprendre toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ou d’y participer. Tout manquement par un magistrat aux dispositions du présent article est sanctionné par la mise à la retraite d’office ». Pour les magistrats, il s’agit d’une loi liberticide qui met en danger la démocratie béninoise surtout que la Constitution du 11 décembre 1990 garantit en son article 31 le droit de grève à tout citoyen.

Bill Nazard (Coll)

 

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