Dossier
mardi décembre 18, 2018
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Au sein de la Coordination Fcbe de la Donga et plus précisément de Djougou, ça ne va pas. Le malaise est profond. Et ceci, sur fond d’exclusion. Après avoir longtemps gardé le mutisme, l’honorable Daouda Takpara rompt le silence. Pour lui, il urge que les Fcbe de la 13ième circonscription électorale se mettent autour d’une même table pour aplanir les différends pour que le pire ne survienne pas.  

Nous avons lu à travers plusieurs organes de presse au cours de la dernière semaine du mois d’Avril 2014 un communiqué émanant d’une frange de l’alliance FCBE de votre circonscription électorale. Les signataires de ce communiqué ont pris fait et cause pour vous en dénonçant l’exclusion qui prévaut en ce moment au sein de la Coordination Fcbe de Djougou. Peut-on savoir ce qui se passe exactement au sein de la famille Fcbe de Djougou ? 

C’est bien dommage que certains pensent que la politique est un jeu de tricherie, de mensonges et d’intrigue. Dans mon discours ce jour là même et en ces mêmes lieux, au cours du meeting, j’ai insisté sur la nécessité de nous mettre autour  d’une table pour aplanir nos divergences car si elles restaient en l’état, elles nous mèneraient loin dans la dérive. J’ai été très surpris d’apprendre de la bouche d’un politicien de la place, et pas des moindre, que les problèmes sont entièrement résolus. Cela m’a fortement choqué car, la veille, il est de ceux qui ont souhaité que nous nous entendions pour sauver la face en sortant ensemble. Ce jour là, il  a été décidé que nous nous retrouvions après la sortie politique pour aplanir nos contradictions. C’est assez frustrant et nous constatons que nos camarades d’en face n’apprécient pas à sa juste valeur la situation politique en cours chez nous. C’est bien dommage ! 

Q : Quelle est alors la situation politique actuelle dans votre circonscription  électorale.

 

R : Elle se résume en ce que la pluparts des militants FCBE de la 13è circonscription électorale sont mécontents de la gestion qui est faite des FCBE et cela depuis plus de 6 ans, car notre contestation ouverte a commencé en 2008. Avant cela, elle couvait. Elle s’est poursuivie jusqu’aujourd’hui sans qu’aucun responsable politique ne se pose la question sur ce qui se passe. Ou alors on sous-estime, malgré notre nombre, nos capacités à nous organiser, et je crois que c’est cela, pour nous faire entendre, ou bien une erreur d’appréciation se commet. Ce qui est très grave pour une famille qui se veut sérieuse, soudée et qui nourrit des ambitions de garder le pouvoir. Nous avons réussi à surmonter toutes les attaques, les complots de déstabilisation à coup de millions de F CFA et avons montré que l’argent ne fait pas tout. Nous nous sommes fortement mobilisés en dépit de moyens financiers très limités dont nous disposons et sommes restés organisés et très solidaires car nous pensons que même si nous sommes en politique, nous ne pouvons pas troquer notre dignité contre des miettes qui n’ont jamais nourri la famille de quelqu’un ne serait-ce que pour un seul repas. Notre slogan est : « notre dignité d’abord, notre dignité avant tout ». Nous clamons haut et fort le respect et la considération mutuelle.

Et si vous n’étiez pas écoutés ?

Si on ne nous écoute pas aujourd’hui, on nous écoutera demain ; car en politique et dans notre cas si le délai s’allonge, il ne pourrait excéder 4 ans pour se faire entendre. Si on ne nous écoute pas, nous nous rendrons compte alors que notre famille nous a rejetés. Mais nous n’arriverons pas à ce point où l’indifférence est devenue une méthode de gestion des hommes.

Comment abordez-vous en tant que député les prochaines élections locales, législatives et présidentielles ? Je veux surtout parler des positionnements qui ont toujours été à la base de l’éclatement des formations politiques.

Dans notre circonscription électorale, c’est-à-dire la 13è, nous avons déjà pris l’habitude des positionnements. Nous avons souvent organisé des primaires qui ont souvent donné de bons résultats. Je crois qu’à défaut de consensus, nous organiserons  des élections primaires pour déterminer nos candidats.

Même pour les présidentielles ?

Si cela arrivait pour les élections présidentielles, ce serait une bonne chose pour la démocratie béninoise et surtout pour notre alliance FCBE. Ce sera une première chez nous pour ne pas dire en Afrique. Nous serons davantage enviés et imités dans notre continent. A la suite de tels primaires, si elles sont bien organisées, l’alliance FCBE sera sûre de remporter les élections sans bavure. A défaut de ça, nous laisserons la voie ouverte aux dissidences parce que tous ceux qui voudront être candidats se mettront dans la peau de dauphin et chacun sera poussé par une frange plus ou moins importante de militants. Les primaires ont le mérite de donner la possibilité aux candidats de se mirer, de connaître leur propre poids électoral et de prendre les positions les plus sages qui ne les amènent pas à la déchéance politique…

Votre dernier mot, Honorable ?

Je ne peux que souhaiter que nous FCBE restions fortement soudés autour du Docteur YAYI BONI pour l’accompagner jusqu’au bout de son mandat de sorte que notre Alliance garde le pouvoir au-delà de 2016. Ce qui ne peut se faire qu’avec lui.

Réalisation Bill Nazard (Coll)

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