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mercredi octobre 17, 2018
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« …Sur proposition du président de la République, Secrétaire permanent du Conseil présidentiel de l’Investissement Monsieur Nasser Yayi ; Conseiller technique à la promotion du Conseil présidentiel de l’Investissement, Monsieur Aurèle Houngbédji… ».

Cet extrait du Conseil des ministres qui s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 19 octobre 2011 continue de faire des vagues. Rien de plus normal diront les observateurs avertis quand l’on se remémore la vague de contestations née d’abord de l’annonce de la Nomination de Jean Sarkozy, fils du président français, à la tête de l’Epad (Etablissement public d’aménagement du quartier d’affaires de La Défense) puis de celle de Karim Wade fils de son père président.

Mais à voir de près des arguments de taille atténuent les critiques à l’égard de Nasser Yayi. Primo, l’intéressé selon les recoupements faits est non seulement docteur en Economie, mais il a enseigné 7 ans à l’université de Delaware de l’année Academique 2002-2003 à l’année academique 2008-2009 soit donc 7 ans. Secundo, Dr Nasser Yayi a organisé avec succès le premier forum des investisseurs américains pour le Benin à Washington le 23 Juin 2008 et ceci en tandem avec le Dr. Aurèle Houngbédji qui est un expert mondialement reconnu de la haute finance.

Il nous est revenu que “Le Forum qui a été organisé par les deux, à l’abri des feu de la rampe a été d’un succès sans précédent pour le Benin sur plusieurs plans car n’ayant pas couté un seul penny pour le Benin et ayant vu la participation et le support de la plupart des investisseurs américains membres de la puissante CORPORATE COUNCIL ON AFRICA, avec pour résultats à la clé des investissements réels et direct (certains déjà en cours) estimé au minimum à 100 millions de dollars…”. La conclusion qui se dégage est que Nasser Yayi et Aurèle Houngbédji ont fait ailleurs, les preuves des capacités, connaissances et expertise requises pour faire le travail que leur a confié le Conseil des ministres du 19 octobre dernier.

De l’utilité et de la crédibilité du Conseil Présidentiel d’Investissement

Le Conseil Présidentiel d’Investissement s’il existait aurait permis à bien d’égards d’éviter le fiasco enregistré dans la conduite de certains projets qui finalement n’ont rien donné. Les investisseurs malais pour la filière palmier à huile, les supposés colombiens amenés par un certain duo Aplogan-Tégbénou, les auteurs de la triste scène de découverte du pétrole présenté dans un verre à boire… n’auraient pu enchanter sans véritable fondement, tout un pouvoir et tout un peuple si les choses étaient conduites et supervisées par le Conseil Présidentiel d’Investissement où des hommes et femmes pétris d’expériences et de connaissance en économie en investissement travaillent.

Des liens du sang…

Point n’est besoin de le rappeler dans les détails : L’histoire socio-politique du Bénin regorge d’exemples de promotion où le lien de sang a été à tort ou à raison évoqué. Et il serait absurde de vouloir démontrer que les liens de sang n’ont rien à voir avec la nomination de Nasser Yayi mais comme souligné plus haut, il y a bien plus dans le cas de ce docteur en Economie.

Et, par ailleurs la question de lien de sang est aperçue à travers le dernier conseil des ministres avec la nomination d’Aurèle Houngbédji. En soulignant ce nom accolé à un Yayi pour un travail républicain, le but n’est pas de voir si Aurèle est fils, cousin, neveu de Me Adrien Houngbédji. La rage politique qui sépare les aînés Yayi et Houngbédji ne permettait pas d’imaginer un tel rapprochement pour un poste aussi stratégique. Seulement voilà, Boni Yayi a osé parce que soucieux de l’efficacité et des résultats attendus. Le défi est grand et ” les rejetons” appelés à travailler la main dans la main pour contribuer au développement du Bénin le savent et en mesure la portée.

Le Bénin est un pays démocratique avec les calculs politiques des uns et des autres. Mais le pays est appelé à devenir une véritable nation et mettre aujourd’hui ensemble un Houngbédji et Yayi est un signal assez fort pour l’avenir.

Francis Z. OKOYA

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