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dimanche juin 24, 2018
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Depuis quelques jours, la décision de nominations des Inspecteurs Généraux de Ministères prise en Conseil des ministres le 15 juin 2011 est décriée par les le Syndicat des Travailleurs de l’Administration Centrale des Finances (Syntracef). Soutenu par l’Inspection Générale des Finances, le Syntracef a démontré que les décisions contenue dans le conseil des ministres évoqués plus haut violent les textes. On pourrait s’en étonner quand on se rend compte que parmi les textes violés certains ont été pris sous le même pouvoir de Boni Yayi. Mais tout laisse croire que ce dernier n’était pas au courant.

L’on se rappelle en effet qu’au 1er août qui a suivi l’éclatement de ce l’on a appelé la ” Cen-Sad gate”, le Chef de l’Etat au cours d’un entretien télévisé a voulu dégager sa responsabilité dans ce scandale en déclarant n’être pas au courant du dossier. A la réplique des journalistes qui ont montré que le scandale est le fruit d’une décision prise en conseil des ministres, Boni Yayi fera savoir qu’il n’assistait pas à tous les séances de Conseil des ministres. Selon ses dires, Boni Yayi ne vient en Conseil des ministres que lorsqu’il y a des dossiers de très grande importance.

Les textes querellés

Les cadres du ministère des finances sont catégoriques : l’Igf n’est en rien comparable à l’Ige. Ils expliquent que la première est un organe technique à statut particulier auquel on accède par voie de concours alors que la seconde est un organe politique créé par la volonté du Chef de l’Etat et auquel on accède par nomination en conseil des ministres.

Au titres des textes que vient violer la décision du conseil des ministres du 15 juin 2011, on peut citer le décret N°63-210 du 03 mai 1963, le décret 2006-627 du 04 décembre 2006 portant réorganisation des organes de contrôle et de l’administration en République du Bénin, les décrets n° 93-45 du 11 mars 1993 et 2008-111 du 12 mars 2008 portant respectivement attributions, organisation et fonctionnement de l’Inspection Générale des Finances et du ministère de l’Economie et des finances en ce qui concerne la nomination des responsables de l’Igf, le respect des dispositions du décret n° 2006-627 du 04 décembre 2006 portant réorganisation des organes de contrôle et d’inspection de l’Administration publique en République du Bénin, le décret N°2008-276 du 19 mai portant création du FADeC…

Mais n’empêche, on peut présager que le Chef de l’Etat n’était au courant de la décision du conseil des ministres en sa séance du 15 juin 2011 viole l’ensemble de ces textes. Au regard de la détermination affichée par les cadres du ministère des finances et l’Inspection générale des finances, on peut craindre le déclenchement d’une nouvelle grève.

Jean-Marc Aurèle AGOSSOU

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