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dimanche janvier 21, 2018
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(Lire le préambule qui vise le fils de l’ancien président )

Entre la Renaissance du Bénin et le pouvoir Yayi il ya depuis quelques temps, un partenaire qui est devenu moins plus loyal, moins engagé et moins exigeant. Le texte révisé de la Constitution dès ses premières lignes, interpelle tout observateur averti de la politique béninoise. Tout laisse croire que Léhady Soglo contrairement aux dernières publications faites sur sa page facebook (Léhady Vinagnon Soglo Président en 2016) ces derniers jours, ne pourra pas être candidat aux prochaines élections présidentielles de mars 2016. Et pour cause !

Si l’on s’en tient au fait que c’est la Cour Constitutionnelle qui interprète et décide en dernier ressort pour tout ce qui est des élections présidentielles, la crainte est grande qu’elle puisse interpréter autrement l’extrait du préambule du nouveau texte qui dit que le peuple béninois réaffirme son opposition entre autres à la transmission héréditaire du pouvoir. En effet il écrit que « NOUS, PEUPLE BENINOIS – Réaffirmons notre opposition fondamentale à tout régime fondé sur le pouvoir de l’argent, la corruption, la concussion, l’arbitraire, la dictature, l’injustice, le régionalisme, le népotisme, l’exclusion, la confiscation du pouvoir, le pouvoir personnel et la transmission héréditaire du pouvoir ;….. ». Ce groupe de mots n’existe pas dans la Constitution encore en vigueur, celle du 11 décembre 1990. Pourquoi l’y insérer si depuis 1960, aucune transmission du pouvoir au Dahomey puis au Bénin ne s’est faite de père en fils ? A quelles fins, les nouveaux rédacteurs de la loi fondamentale ont cru devoir mettre ce groupe de mots quand on sait que la République du Bénin n’est pas assimila aux cours royales de Porto-Novo, de Parakou, de Kétou, d’Abomey, de Nikki…. ? Même si l’on peut mener le débat sur la manière et la qualité des élections présidentielles ( comme toutes les autres d’ailleurs), tous les Présidents de la République depuis au moins 1991 ont été élus, fruits d’un choix du peuple ou des urnes ( c’est selon…)

Par et pour un jeu politique, la C-our constitutionnelle dont les décisions sont sans recours, pourra décider que ” la transmission héréditaire du pouvoir ” voudrait dire que ne peut candidat aux élections présidentielles, ceux dont l’un des parents a été Président de la République. Cette hypothèse qui paraît bien et trop simple et nulle pour les juristes, n’est pourtant pas à écarter sur le terrain des jeux et stratégies politiques de veille électorale.

Monnaie de singe pour Léhady et la Rb

Le schéma évoqué plus haut s’inspire de la dure réalité que vit la Renaissance du Bénin et ses dirigeants dans leur alliance avec Boni Yayi et les Fcbe. Alors que Léhady Soglo parle de partenaire engagé, loyal et exigeant, le groupe parlementaire de la Rb est objet de jeu de cache-cache dans les grands conclaves et décisions de la majorité parlementaire à laquelle elle appartient. L’inexplicable situation de coupure d’eau à la Mairie de Cotonou, situation qui perdure depuis maintenant des mois malgré les solutions proposées par Soglo père, malgré ses cris de cœur et ses coups de gueule, sont autant de choses qui font penser que dans le mariage Rb-Yayi, il y a un in fidèle dans ce couple politique et la victime est comme contrainte de subir vu les conditions de mis ensemble du couple. Peut-être que le coup constitutionnel en préparation réveillera la Rb et son président de illusions. A défaut et en attendant qu’il nous permis de nous tromprer, voici le texte intégral de la nouvelle Constitution version refondation. Nous y y reviendrons !

Francis Z. OKOYA

PREAMBULE :

Le Dahomey, proclamé République le 04 décembre 1958, a accédé à la souveraineté internationale le 1er août 1960. Devenu République Populaire du Bénin, le 30 novembre 1975, puis République du Bénin le 1er mars 1990, il a connu une évolution constitutionnelle et politique mouvementée depuis son accession à l’indépendance… Seule est restée pérenne l’option en faveur de la République. Au février Les changements successifs de régimes politiques et de gouvernements n’ont pas émoussé la détermination du Peuple Béninois à rechercher dans son génie propre, les valeurs de civilisations culturelles, philosophiques et spirituelles qui animent les formes de son patriotisme.

Ainsi, la conférence des Forces Vives de la Nations, tenue à Cotonou, du 19 au 28 février 1990, en redonnant confiance au peuple a permis la réconciliation nationale et l’avènement d’une ère de Renouveau Démocratique. Au lendemain de cette Conférence,

NOUS, PEUPLE BENINOIS

Réaffirmons notre opposition fondamentale à tout régime fondé sur le pouvoir de l’argent, la corruption, la concussion, l’arbitraire, la dictature, l’injustice, le régionalisme, le népotisme, l’exclusion, la confiscation du pouvoir, le pouvoir personnel et la transmission héréditaire du pouvoir ;

Exprimons notre ferme volonté de défendre et de sauvegarder notre dignité aux yeux du monde et de retrouver la place et le rôle de pionnier de la démocratie et de la défense des Droits de l’Homme qui furent naguère les nôtres ;

Affirmons solennellement notre détermination par la présente constitution, à créer une démocratie pluraliste et participative et à demeurer un Etat de droit, dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus comme la condition nécessaire au développement véritable et harmonieux de chaque béninois tant dans sa dimension temporelle, culturelle que spirituelle ;

Réaffirmons notre adhésion aux principes de la gouvernance démocratique et notre détermination à construire d’une part, une administration réellement au service de l’intérêt général et du développement, marquée de loyauté, de neutralité politique, d’autre part, une justice véritablement indépendante, impartiale et crédible ;

Affirmons notre détermination à lutter résolument contre la corruption, conformément à nos valeurs de civilisation, d’intégrité et de respect du bien public et sur le fondement des instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux ratifiés par le Bénin et qui, devenus effectifs, font partie intégrante de la présente constitution, du droit béninois et ont une valeur supérieur à la loi interne ;

Réaffirmons notre attachement aux principes de la Démocratie et des droits de l’ Homme tels qu’ils ont été définis par la charte des Nations -Unies de 1945et la déclaration Universelle des Droits de l’ Homme de 1948, à la charte Africaine des Droits de l’ Homme et des peuples adoptés en 1981par l’Organisation de l’ Unité Africaine, ratifiée par le Bénin le 20 janvier 1986 et dont les dispositions font partie intégrante de la présente constitution et du Droit béninois et une valeur supérieure à la loi interne ;

Affirmons notre volonté de coopérer dans la paix et l’amitié avec tous les peuples qui partagent nos idéaux de liberté, de justice, de solidarité humaine, sur la base des principes d’égalité, d’intérêt réciproque et de respect mutuel de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale ;

Proclamons notre attachement à la cause de l’ Unité Africaine et nous engageons à tout mettre en œuvre pour réaliser l’intégration sous – régionale et régionale ;

Adoptons solennellement la présente constitution qui est la Loi Suprême de l’Etat et laquelle nous jurons loyalisme, fidélité et respect.

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