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dimanche septembre 23, 2018
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L’émission télévisée hebdomadaire “Face-à-Face” de Canal 3 de ce jeudi 13 octobre 2011, devrait être consacrée au processus électoral de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib). Le débat sur la suspension de ce processus et les enjeux de la succession d’Ataou Soufiano devrait être mené par trois parties à savoir les représentants de deux principaux challengers que sont le camp Ibikounlé et le camp Satchivi ; la 3ème voix devrait être celle du ministère du Commerce, ministère de tutelle de la Ccib.

Prêt pour la confrontation d’idées et la guerre des arguments, le camp de Kara Ibikounlé avait choisi pour défendre sa cause, un avocat et pas des moindres, un élu consulaire membre de l’actuel Bureau Exécutif et un communicateur. Selon des sources confirmées, le ministère du Commerce était aussi prêt pour apporter son éclairage. Seulement le débat n’a plus eu lieu pour la simple raison qu’il fallait éviter un débat où seraient absent les éléments de contradiction. Ce rôle dévolu au camp Satchivi n’a pu être assuré par les hommes de ce dernier. Ce qui apparaît comme l’agitation du drapeau blanc, signe de capitulation pour le débat, a fait simplement annuler ce dernier.

Les raisons de la capitulation

Entre Ibikounlé et Satchivi, le fossé est grand et ceci à tous les égards.

Elue consulaire depuis vingt cinq (25) ans environ, Kara Ibikounlé est reconnue comme la plus grande importatrice de riz et d’huile végétale au Bénin, Présidente Directrice Générale du Complexe Oléagineux d’Agonvy (CODA) sis à Ikpinlè dans le département du Plateau. Kara Ibikounlé siège au Conseil Economique et Social ( Ces). C’est dire que dame Ibikounlé a posé depuis fort longtemps sa marque dans le monde des affaires au Bénin.

Par ailleurs, dans un environnement socio-politique marqué par un certain “masochisme », Kara Ibikounlé à la tête de la Ccib apparaît comme une justice rendue au genre, un atout majeur pour l’équilibre à la tête des institutions étatiques.

Les autres atouts de Kara Ibikounlé

Depuis Mathieu Kérékou, l’équilbre régional dans les instances de décision, un respecté comme un principe du jeu démocratique sans que cela soit inscrit nulle part. Boni Yayi convaincu de la pertinence d’une telle pratique a gardé la ligne. La Grande Chancellerie de l’Ordre national en est un bel exemple. C’est d’ailleurs en cela que la candidature de Kara Ibikounlé réjouit plus d’uns et simplifie véritablement la tâche au sommet de l’Etat.

Voilà autant d’atouts qui créent la distance entre Karak Ibikunlé et Satchivi. Ceci expliquant cela, on comprend mieux les raisons de faux bond fait par le camp de Satchivi aux organisateurs du débat télévisé ” Face-à-Face” de Canal3.

Francis Z. OKOYA

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