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jeudi novembre 15, 2018
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(Me Djogbénou et Me Pognon les ont fait libérer)

Une vingtaine de jeunes de la commune d’Abomey-Calavi ayant abhorré du rouge dans leur tenue vestimentaire ce mercredi 24 juillet 2013 ont été arrêtés puis conduits au commissariat de police de leur localité. Officiellement ils ont été arrêtés parce que supposés manifesté publiquement sans autorisation ( ils roulaient en convoi tous de rouge vêtus ).

Mais beaucoup s’accordent pour affirmer que c’est la couleur rouge des leurs habits et de leurs motos qui a été à l’origine de leur interpellation puisque le port du rouge un mercredi, est devenu depuis la semaine dernière, l’expression des antirévisionnistes.  C’est donc promptement que Me Djogbenou, Me Yaya Pognon, messieurs  Amegbedji,  Agbangbata et Avaoundo…, tous membres de l’organisation de la Société civile « Alternative Citoyenne » se sont rendus au commissariat de Calavi puis au Tribunal de la même localité pour s’enquérir de la situation et se constituer avocats défenseurs. Mais ils n’ont pas eu besoin de cela. Le Procureur de Calavi a fait  constater le caractère illégal de l’arrestation des jeunes du mercredi rouge et a ordonné leur libération. Sur sa page facebook, Me Joseph Djogbenou écrit à ce propos: « ...Il y a eu effectivement une interpellation, c’est à dire une arrestation de police suivi de la confiscation de motos. Mais l’incident fut dénoué devant le procureur du TPI Abomey-Calavi. C’est un acte qui mérite condamnation. Mais il faut saluer la compréhension du procureur et, finalement, celle des commissaires de police. Avançons, sans crainte ni peur. Une brigade d’assistance juridique veille... »

 Après le délit de proximité, la méconnaissance de la Constitution, voici le délit du port du rouge !

Alors que les spécialistes du droit n’ont pas fini de s’interroger sur le contenu et les conséquences de l’expression « Le Président de la République a méconnu l’article 36 de la Constitution » utilisée par la Cour Constitutionnelle pour qualifier les propos de Boni Yayi le 1er août 2012, un nouveau vocable  vient de faire son entrée dans le lexique juridique des hommes du pouvoir : le délit du port de rouge. C’est le constat  fait suite à l’interpellation des jeunes lors des manifestations du 2ème mercredi rouge, lancé par les antirévisionnistes pour marquer leur désaccord sur le projet de révision de la Constitution. Ainsi à l’appel de Me Joseph Djogbenou, de l’honorable Sacca Fikara, de Affo Djobo, ancien député… beaucoup de béninois, pour le  2ème mercredi consécutif ont abhorré du rouge dans leur tenue vestimentaire. N’eut été leur prompte réaction au commissariat de Calavi ce 24 juillet 2013, le port du rouge serait devenu un délit au Bénin. Qu’il vous souvienne qu’à l’éclatement de l’affaire Icc-Services, on a entendu parler du délit de proximité pour tenter de faire croire que parce qu’Emile Tégbénou l’un des responsables de cette structure s’est implanté à Adjarra, Me Adrien Houngbédji qui en est originaire, est par conséquent, lié par ce scandale. Après le délit de proximité, la méconnaissance de la Constitution, voici le délit du port du rouge !

Francis Z. OKOYA

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