Actualité
lundi janvier 22, 2018
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Du 20 au 21 juillet dernier, les élus de l’Assemblée nationale acquis à la cause de Boni Yayi se sont retrouvés dans la commune de Grand-Popo. L’objectif principal était de définir les grandes priorités et actions à mener afin de contribuer à la réussite de la politique de refondation. Mais actualité sociale oblige, la grogne sociale a été aussi au menu.

Outre le code de conduite au Parlement, la décision de parvenir le plus vite possible au vote de certaines lois importantes ( lois sur la corruption et celle relative aux violences faites aux femmes…), il a été décidé que dès ce jour, les députés cauris entrent en campagne pour montrer aux populations que les travailleurs grévistes demandent ” la tête du crabe”. Tous les députés de la mouvance présidentielle se rendront, chacun dans sa circonscription électorale pour parler aux électeurs. Il s’agira de montrer que le président a déjà beaucoup fait pour les travailleurs et qu’il est impossible à l’heure actuelle de donner satisfaction à la revendication du relèvement de l’indice salarial objet de la grogne sociale que traverse le pays actuellement. La barre de 35% de la masse salariale retenue par l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine ( Uemoa) pour les budgets de ses pays membres, sera à nouveau exhibée et mise aux côtés des 45% actuellement atteint par la masse salariale au Bénin. Les députés de Boni Yayi démontreront donc que le niveau des caisses publiques ne permet pas à l’heure actuelle de procéder à l’augmentation voulue par les agents en grève.

Les contradictions du gouvernement et des partisans de Yayi

Message à la nation empreint de solennité, marqué par des menaces à peine voilées, descente du Chef de l’Etat en personne sur les lieux de travail, menace et mise en application des défalcation sur salaire, menace de radiation, agitation des “épouvantails” de Yayi : les appelés du service militaire,… rien n’a pu faire fléchir les travailleurs en grève. Bien au contraire, leur mouvement est passé de 48 heures à 96 heures par semaine et a connu le ralliement d’autres centrales syndicales. Contre toute attente alors qu’il n’y a pas eu radiation ni remplacement des travailleurs en grève, Boni Yayi envoie ses ministres dans toutes les contrées du pays pour solliciter l’intervention des têtes couronnées, des sages et autres leaders d’opinion auprès de leurs filles et fils qui sont dans l’administration publique et qui mènent ou observent simplement le mouvement de grève. Mais, alors que les nouveaux émissaires du gouvernement ont pris la mission à cœur, d’autres à l’image du roi Agoli Agbo, sur le ton d’un inspecteur du travail demandent à Boni Yayi de procéder à la défalcation automatique sur les salaires des travailleurs en grève.

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