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lundi avril 23, 2018
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( pour sa transparence dans la gestion des deniers publics)

Le conseil des ministres des 16 et 17 novembre 2013 continue de faire couler encre et salive. En dehors de l’affaire Sodéco, ce conseil des ministres a réglé définitivement le dossier relatif à la mise en œuvre du programme de certification des valeurs en douane, faisant écrouler ainsi le rêve de Patrice Talon de revenir un jour dans ce système après la suspension il y a des mois du Programme de vérification des importations de Nouvelle Génération (Pvi-NG).

> L’une des décisions fortes du conseil des ministres des 16 et 17 novembre 2013 est l’approbation d’une communication conjointe du Ministre de l’Economie et des Finances, du Ministre du Développement de l’Analyse Economique et de la Prospective et du Ministre de l’Economie Maritime et des Infrastructures Portuaires, relative à la mise en œuvre du programme de certification des valeurs en douane. Au cours de la séance, il a été demandé aux Ministres concernés par ce dossier d’accélérer les négociations avec les Responsables de la SEGUB en vue de la signature d’un contrat de partenariat entre l’Etat et le Guichet Unique. Cela a suffi pour que des proches de Patrice Talon parlent de gré à gré. Ce qui n’est pas vrai lorsqu’on remonte au processus qui a conduit à la création de la SEGUB dont l’avènement a été à l’époque salué par l’ensemble des acteurs de la plateforme portuaire du Bénin.

> Pour ceux qui ne le savent pas encore, la SEGUB est une société à économie mixte dans laquelle l’Etat béninois représenté par le trésor public est aussi actionnaire à 49% des parts. Cette société créée depuis environ trois ans fait ses preuves dans la transparence de ses procédures et la  sécurisation des recettes de l’Etat. Le Bénin est un état souverain et le choix de Segub pour exécuter prochainement ce programme (pvi) et une décision souveraine  d un gouvernement soucieux de sécuriser et de protéger les deniers publics face aux prédateurs et fossoyeurs de l’économie nationale .Cette décision prise par le gouvernement et son chef le Président Thomas Boni Yayi doit être saluer par tous les Béninois soucieux de la transparence au sommet de l état au lieu de subir la mauvaise foie des apatrides. Ce qui est important de retenir aussi est que le PVI dont ont parle n’est pas la chasse gardée d un individu et on connait les conditions dans lesquelles il avait été attribué en absence du Président de la république.. Pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, c’était des conditions contestables et contestées par de nombreux acteurs portuaires. La presse à l’époque avait crié haro sur le bodet…

 Qu’il vous souvienne qu’avec l’avènement du PVI, tout était devenu cher. Les populations criaient. Les douaniers qui avaient reçu une solide formation dans la certification des marchandises étaient devenus de simples observateurs. C’est à cette époque que le Port autonome de Cotonou avait enregistré des contreperformances qui ont fait d’ailleurs fuir certains de ses partenaires (les Nigériens notamment). Le cafouillage était à son comble et les recettes de l’Etat ne cessaient de baisser de façon drastique. Et plus grave, l’Etat béninois avait perdu sa souveraineté économique parce que toutes les recettes de l’Etat étaient dans les mains d’un seul homme, Ne pouvant plus soutenir la pression de la rue, le Chef de l’Etat a alors décidé de faire marche arrière en suspendant le PVI pour l’évaluer et relancer la machine de certification des valeurs en douane. Naturellement, cela n’a pas plu à Patrice Talon qui avait déclenché contre l’Etat une vaste campagne de communication. La suite, on l’a connait. On peut trouver des choses à reprocher à la manière utilisée par le gouvernement pour suspendre le PVI. Mais qu’est-ce que la SEGUB a à y voir ? Rien et absolument rien. La vérité est que le vent a soufflé et on a vu les dessous souillés de la poule. Les acrobaties qui ont amené l’Etat béninois avec en tête le premier ministre a attribuer la gestion du Programme de vérification des importations de nouvelle génération à Patrice Talon sont encore fraiches dans les mémoires. Le reste, ce n’est que de la dissertation. Plutôt que de jaser, il faut saluer  la prise de conscience a temps du gouvernement et le patriotisme du Dr Boni Yayi.

La SEGUB mérite bien la confiance de l’Etat

Le gouvernement du Dr Boni Yayi n’a pas mal fait en décidant au cours du conseil des ministres des 16 et 17 novembre 2013 d’accélérer les négociations avec les Responsables de la SEGUB en vue de la signature d’un contrat de partenariat entre l’Etat et le Guichet Unique. C’est en tenant comptant de l’expertise confirmée du groupe Bureau Veritas BIVAC BV partenaire a 51% des part de Segub avec l état Beninois. Pour rappel, la SEGUB  en charge de l’exploitation du Guichet Unique Portuaire du Bénin est une société à économie mixte de droit béninois ou l état béninois représenté par le trésor public siège avec 49% des part .Elle a été créée par Arrêté Ministériel du 10 Novembre 2010, suite à un appel d’offres international. La République du Bénin   représentée par le Ministère délégué auprès du Président de la République, chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et Infrastructures Portuaires, a concédé la mise en place et l’exploitation du Guichet Unique au Port de Cotonou dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé au groupement Bureau Veritas Bivac BV-Soget Sa d ou la constitution de la société d exploitation du guichet unique du bénin ,Societe de droit Béninois  Bureau Veritas BIVAC BV est la filiale du Groupe Bureau Veritas, dédiée aux activités d’inspection dans le cadre de la facilitation du commerce. BUREAU VERITAS est le deuxième groupe mondial des services d’évaluation de conformité et de certification. Créé en 1828, le groupe emploie environ 48 000 collaborateurs dans plus de 1 000 bureaux et 330 laboratoires répartis dans 140 pays. BUREAU VERITAS aide ses clients à améliorer leurs performances, en offrant des services et des solutions innovantes pour s’assurer que leurs actifs, produits, infrastructures et processus répondent aux normes et réglementations relatives à la qualité, la santé, la sécurité, la protection de l’environnement et la responsabilité sociale.

SOGET est un Partenariat Public-Privé, créé en 1983, entre la Communauté Portuaire Havraise, le Grand Port Maritime du Havre et la Douane Française. C’est un leader mondial de conception de Guichet Unique Portuaire (Cargo Community System), avec 10 ports équipés, dont Maurice, le Havre et Marseille. SOGET est également expert auprès de nombreuses organisations internationales telles que la Commission Européenne, l’Association Internationale des Ports, les Nations Unies, l’Organisation Mondiale des Douanes, la Conférence Douanière Inter Caraïbes, l’Organisation des Etats Américains, la Banque Mondiale, la Banque Européenne d’Investissement, l’Agence Française de Développement. Plus de 1200 hommes par an opèrent dans le domaine du Guichet Unique Portuaire et 200 collaborateurs sont déployés chez les opérateurs de Guichet Unique Portuaire. SOGET est le concepteur du logiciel du Guichet Unique Portuaire du Bénin.

Dans nos prochaines parutions nous vous parlerons de comment le partage des 49% de l état béninois par ces prédateurs de l économie nationale en complicité avec certains membres du gouvernement a échouer grâce à la vigilance du président de la république le docteur Thomas Boni Yayi.

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