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dimanche janvier 21, 2018
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Alors que l’équation du relèvement de l’indice salarial n’est pas encore résolue, le Chef de l’Etat et ses partisans veulent consciemment ou inconsciemment ouvrir un nouveau front, une nouvelle fronde syndicale. C’est la lecture qu’il convient de faire de la volonté de Boni Yayi de modifier la loi n°2011-09 portant exercice du droit de grève au Bénin, un projet qu’entendent soutenir les députés acquis à la cause de la refondation.

Pour justifier la nouvelle couleur de leur veste politique, les députés Houdé et Gningla ont expliqué aux sorties de l’audience à eux accorder par le Chef de l’Etat, qu’ils entendent accompagner ce dernier dans son programme de refondation. Et pour illustrer la chose, le député Venance Gningla dira qu’il s’agit pour eux de regarder dans la même direction que le Chef de l’Etat et l’accompagner dans ses visions comme par exemple l’assainissement du monde syndical. Les deux nouveaux recrues de l’ère de la refondation se sont dit prêt à œuvrer pour que les modifications telles que l’entendent Boni Yayi soient apportées aux textes fondamentaux régissant le monde syndical. Leur déclaration trouve son soubassement dans cet extrait du Conseil des ministres du jeudi 14 juillet 2011

« … d’importants dysfonctionnements minent la bonne gouvernance des organisations syndicales. Ces dysfonctionnements se traduisent par le fait que:

- la plupart des centrales et confédérations ou des organisations syndicales de base ne disposent pas de textes fondamentaux (statuts, règlement intérieur, etc.) au mépris des dispositions de la convention 87 de l’Organisation internationale du travail sur les libertés syndicales ; un texte qui est une norme universellement établie ;

- les syndicats, au cas où ils en disposent, ne respectent pas les textes dont ils se sont eux-mêmes dotés et ne renouvellent pas leurs instances dirigeantes dont les mandats sont arrivés à terme depuis plusieurs années.

Mieux, les dirigeants qui bloquent le renouvellement des instances n’ont plus qualité de travailleurs pour la plupart, puisqu’ils sont déjà admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

Eu égard à ce qui précède et en raison des insuffisances que comporte la loi sur le droit de grève au Bénin, le Conseil des ministres a décidé:

l- Sur le plan législatif

- d’amener les organisations syndicales à travailler à la mise aux normes périodiques des instruments qui les régissent afin d’instaurer la meilleure gouvernance possible au sein de ces organisations ;

- de solliciter de la Représentation nationale, l’accélération de la relecture de la loi sur le droit de grève en République du Bénin. »

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